Latitude 48° Nord

Vu de l’intérieur

 

Latitude 48° Nord

Longitude 2° Ouest

Le 26/07/2017,

à 11:34:48

A l’issue de 4 années d’expérience au sein d’agences parisiennes, Isabelle Cerez et Guillaume Dubois, respectivement diplômés de L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais et de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne, décident de créer leur entreprise.
L’Atelier voit le jour dans un nouveau lieu en septembre 2007, latitude 48° Nord, longitude 2° Ouest : une nouvelle réalité à 400 kilomètres de l’effervescence de Paris, à 500 mètres des grandes perspectives sur la mer.
Le grand air, sans doute, nous inspire à plus de liberté : faire bouger les lignes, à contre courant…
Parfaitement complémentaires nous profitons chacun des différences de l’autre pour donner l’esprit de l’atelier : un lieu de rencontre ou se mêlent et s’enrichissent tous les acteurs autour d’un projet. Le dialogue avec franchise est le maître mot. Progresser en mettant de côté les habitudes, en se re-posant sans cesse les questions, devient une exigence commune parce que chaque situation, chaque sujet est l’occasion d’une expérience singulière.
Au démarrage le 1er projet de l’Atelier est délibérément simple, et physiquement engagé : il consiste à créer soi-même le lieu atelier.
Une grange en coeur d’îlot à Dinard, un grand vide clos de 4 murs, sans terrain, devient pendant trois années en plus des premières commandes un grand laboratoire. Nous expérimentons in situ la mise en fabrication, la réflexion de l’artisan, l’analyse de la technique. Cette construction sera aussi l’occasion de formuler nos fortes préoccupations concernant l’intégration du bâti à l’environnement.
En 2010 Paul Koslowski, photographe lumineux sublime le projet (Loft DC) et nous permet d’être Lauréat au Prix Architecture Bretagne :
Morceau de Granit sculpté par l’entreprise Maillart, dessiné par l’architecte Gildas Morel, remis en main propre par Roland Schweitzer lui-même, président du jury… Émotion inattendue, envie de poursuivre à plusieurs.


Depuis l’Atelier se transforme, installe ses bureaux, délicatement, dans un nouvel espace expérimental.
D’un village de vacances à l’abandon dans les Pyrénées nous acheminons vers la latitude 48° Nord, longitude 2° Ouest la Bulle 6 coques de Jean Benjamin Manéval : habitat plastique, modulable, préfabriqué et transportable, témoignage rare de l’architecture expérimentale et utopique.
Plusieurs collaborateurs et collaboratrices rejoignent l’atelier. Les postes de travail se multiplient, les étagères se remplissent. Les échantillons de matériaux, maquettes et dossiers s’accumulent.
Malgré ses formes courbes et ses dimensions exceptionnelles l’espace de travail dans la Bulle 6 coques devient trop étroit.
Il faut trouver plus grand, plus adapté. L’investissement immobilier 48° N, 2° O n’est pas chose facile pour de jeunes entrepreneurs. Le foncier excessivement cher, tout comme l’immobilier ne facilite pas la tâche. L’opportunité d’acquérir le dernier terrain constructible dans un Parc d’Activité nouvellement créé dit : « la Ville au Coq » à Saint Briac se présente. C’est dans cet endroit entouré de jeunes entreprises en plein élan, de chênes centenaires et de poulaillers en tout genre que le nouvel atelier à l’équilibre instable se dessine, hommage à l’architecture oblique de Claude Parent et avant lui de Paul Virilio. Une structure de grande capacité, dispositif capable de créer un ensemble de situations agréables.
Un nouvel atelier mais surtout une nouvelle occasion de traiter le détail, de penser éco-responsable et de fabriquer en grande partie.
Au rez-de-chaussée les outils, en écho avec l’esprit de l’ Atelier, sont sortis des cartons dans une salle dédiée à la fabrication de maquettes. A l’étage les postes de travail et une salle de réunion sont séparés par de grandes bibliothèques où chacun classe ses références par ordre de préférence.
Toujours avec beaucoup de pudeur l’Atelier développe aujourd’hui, patiemment et rigoureusement, plusieurs projets, de petites et grandes échelles : mobiliers, ruches, cabanes, maisons, équipements scolaires, salle de sport, bureaux, commerces, logements collectifs, hôtellerie…
Pour trouver un équilibre sensible où chacun s’épanouit, l’équipe s’efforce d’apporter au jour le jour un regard nouveau sur le projet, un regard responsable sur l’environnement dans lequel il s’inscrit.
Sensible aux paysages, à la topographie, aux agencements spatiaux l’Atelier explore différentes formes de réflexion, portant son attention dans le détail. Il accorde le temps nécessaire, parfois considérable pour achever un projet.
L’approche critique de l’équipe est essentielle, déroger à la rigueur de l’un, la légèreté de l’autre, ou pas, travailler ensemble en symbiose permet de créer le lieu, de réinventer avec pertinence celui qui n’apparaît nulle part ailleurs.


« Nous n’avons pas réponse à tout, mais nous posons tant que possible les bonnes questions »


Isabelle Cerez & Guillaume Dubois
Architectes Associés

Vu de l’extérieur


Je ne suis pas architecte. Je ne sais pas la technique, les chiffres. Ni le lexique. Je sais, en revanche, l’humanisme rock d’Isabelle Cerez et Guillaume Dubois. L’inouïe fantaisie de ces deux-là, leur trait non résigné. Audacieux. Et puis leurs traits, à eux. Joyeux. Ils rêvent et virevoltent, sans entrave, ils tissent des liens pas un seul instant feints. Ils rient. Ils osent.
Ils applaudissent et poussent vers la vie.
Je ne suis pas architecte, mais je sens le courage lumineux dont sont truffées leurs envies ; et la façon qu’ils ont, l’oeil qui brille, de transformer les mirages en bien solide, en très concret. Gestes forts. Énergie de bâtisseurs capables de déjouer les contraintes et, d’un tour de passe-passe, anéantir l’inertie. Il faut du courage pour passer à l’acte. Il faut du culot, du savoir-faire et de l’imagination.
Il faut la poudre, le feu, l’étincelle.
Il faut l’élan.
Il faut le coeur, il faut la chaleur.
Il faut la folie du visionnaire et la sagesse de l’artisan.
Isabelle Cerez et Guillaume Dubois ont tout ça… celles et ceux qui les accompagnent aussi. L’atelier 48.2 pourrait n’être qu’une agence d’architecture. Elle pourrait se contenter de causer beaux projets, belles maisons. Mais non. Ici, on entre par le petit jardin, puis on pousse la porte noire et vitrée. Tout de suite à droite, on aborde l’escalier en colimaçon. Attention. Les marches jouent des tours, parfois : ça oblige à être bien présent. Là. Pile dans l’instant. Arrive, alors, l’avant-dernière marche : de là on aperçoit le bureau. Les bureaux. Visages rigolards ou concentrés, et puis le thé qui fume. Le café déjà prêt. Les jours d’été, on s’installe sur le balcon. Si c’est l’hiver, on reste collé au poêle. Juste à côté, la porte de la salle de travail s’ouvre… Entrez.


Claire Byache

« Nous n’avons pas réponse à tout, mais nous posons tant que possible les bonnes questions »

Longitude 2° Ouest

Guillaume DUBOIS Architecte DPLG

Isabelle CEREZ Architecte DPLG

Aujourd'hui


Mathias PIERRE Architecte HMONP


Kilian CHAPON Designer


Ilva MONET Assistante administrative


Margot CORDIER Architecte designer

Hier

Mathieu GUILLOIS


Thibaud MUZARD


Thomas SINET


Pierre Yves DUBOIS


Benjamin JOSSET


Elodie SOHIER


Aileen BARTHELEMY

Le plus souvent possible

Anita LEMENER


Gwenael PLESSE


Paul KOZLOWSKI

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